Vagabondage encabané

Une cabane dans la tête

Mars 2020 : cela fait quelques jours que nous sommes à la montagne. Même si ce n’est pas chez nous, on s’y sent bien, on participe aux travaux: retaper la restanque, construire un plancher dans le hangar, faire le potager … Puis, la nouvelle tombe, nous allons être confinés. Par chance, nous pouvons rester à la montagne. Et petit à petit, la question se pose: et si notre vie, c’était ça ? Et si un jour on pouvait avoir un lieu à nous, un lieu résilient, en harmonie avec le paysage et un mode de vie plus simple, tendant vers une certaine autonomie ? Cette intuition devient alors une envie, à l’origine de de ce projet de repérage de cabanes post confinement.

Carte des pérégrinations encabanées, Alpes maritimes

Les cabanes en pierre sèche

Une cabane en pierre sèche est un type d’édifice champêtre, bâti sans mortier, avec des pierres d’extraction locale et ayant servi d’abri temporaire ou saisonnier au cultivateur des xviiie et xixe siècles, à ses outils, ses animaux, sa récolte, dans une parcelle éloignée de son habitation permanente. (Source: wikipedia)

Pour avoir un inventaire des cabanes en pierre sèche dans le sud-est c’est ici

Elles sont appelées capitelles dans le Gard, bories dans les Bouches du Rhône et le Vaucluse. Une borie désigne également une ferme ou métairie dans le sud-ouest. En Corse, on appelle ces constructions ancestrales pagliaghji (du mot paille en corse). Il y a deux types de : le toit terrasse ou le toit en encorbellement, encore appelé « fausse voûte ».

Les formes varient en fonction de la taille de l’édifice, le plus souvent il s’agissait d’une construction modeste en terme de surface.

On s’étonne encore à l’heure actuelle de la virtuosité de certaines de ces réalisations  qui permettaient de maintenir une certaine fraîcheur en période chaude et inversement mais aussi de l’aspect pratique et bien pensé : filtrage de la lumière, ventilation…

Malheureusement, malgré les efforts pour les préserver, la frénésie foncière risque d’avoir raison de ces derniers vestiges de la tradition rurale, d’où l’importance de ces croquis et photographies, témoignant de leur richesse.

Publié par sophie

Après des études de littérature et gestion de projets culturels, j'ai travaillé dans la médiation culturelle avant de passer un Diplôme National d'Art à l'Ecole des Beaux-Arts de Marseille. Je suis intervenante arts plastiques pour des écoles, centres sociaux, entre autres.