« Cabanes du futur »

Présentation du projet

Une cabane et ses outils éco-résilients (© Anthony Pillette)

Comment habiter autrement ?

 Nous avons entamé un travail photographique autour des cabanes. La cabane est une habitation flexible, polymorphe, se jouant des règles qui régissent l’architecture. En cela, elle représente un chantier idéal, à l’échelle des enfants, pour proposer de nouveaux imaginaires et de nouvelles formes d’habitat via l’appréhension des notions d’écologie et d’autonomie, ainsi que des outils y participant (cuiseurs et chauffe eau solaires, par exemple).

   Les enfants seront invités à développer des formes de représentation graphiques modulaires de ces outils, et à créer des installations sculpturales autour de la cabane. Ces constructions de cabanes et de pensées seront retranscrites dans un film.

Ce projet a été sélectionné pour participer au programme 2020/2021 « Création en cours » des Ateliers Médicis

Pour suivre et/ou participer au projet : http://reso-nance.org/cabanesdufutur/doku.php

Film « cabanes »

Note d’intention :

cabanisation

« Cabanes » est un film témoignant des constructions de vie en cabanes, lieux autonomes mais collectifs, simples mais durables. Ce film effectuera un dialogue entre les cabanes du futur vues par les enfants, les cabanes d’aujourd’hui vues par ceux qui les habitent, et celles de nos ancêtres. On tendra l’oreille à ces maisons qui tiennent un discours sur le monde, mais aussi à ceux qui ne prennent pas la parole mais n’en pensent pas moins. Et on écoutera cette petite voix, qui, dans un coin de notre tête, nous invite à faire revivre nos rêves d’enfants, dans nos arbres perchés.

Construire des cabanes, un acte politique ?

Pour conclure :

Construire une cabane c’est détruire les manuels, c’est refuser le modèle qu’on nous impose pour aller construire sa propre vision du monde quelque part, n’importe où.

Alec Soth, Broken manuals, source ici

Construire des cabanes, c’est construire de nouvelles façons de représenter l’espace, sur un territoire « ménagé plutôt qu’aménagé ». Ce n’est pas « prendre place » mais « accuser ce monde de manque de place. » (Marielle Macé).

Construire des cabanes, c’est élargir la zone à défendre, avec la terre, avec les autres. A l’inverse du repli sur soi, c’est élargir les formes de vie, relancer l’imagination, tenir un discours, réclamer une transformation et prouver qu’on peut s’y prendre autrement. Les cabanes de la ZAD dérangent car elles sont la preuve qu’autre chose est possible.
En outre, les cabanes que nous voulons construire ne sont pas des abris reclus, des façons de tourner le dos, à l’image de Côme dans le roman d’Italo Calvino ou d’Henry David Thoreau, mais des gestes, gestes à faire ensemble, à réinventer en préservant aussi ce qui existe déjà (cabanes en pierre-sêches, bergeries).
Ce qu’il faut donc, c’est construire ensemble avec le meilleur et le pire du monde présent, une façon de se tenir debout dans notre monde abîmé (Marielle Macé, dans l’émission France culture « Vite une cabane ! »)

La cabane est ainsi une incarnation d’un idéal politique, d’un retour vers une simplicité non corrompue sans pour autant être précaire. Cette simplicité est paradoxale car elle implique un geste qui la dépasse. En effet, la cabane, avec son apparence modeste et fragile, est, paradoxalement, par son énorme puissance métaphorique, une « image de résistance » (Bernard Picon) aux crises contemporaines.

Je vous conseille la lecture de l’essai de Marielle Macé, Nos Cabanes, chez AOC (un aperçu ici).

Extrait :

Dérive théorique

Quels fantasmes et réalités la cabane traduit-elle ?

Un objet unique et polymorphe, à forte puissance évocatrice

Quand on pense aux cabanes, on se rappelle d’abord celles de notre enfance, celles que l’on a construites ou rêvées, qu’elles soient un drap tendues entre deux chaises, ou une fantastique construction dans les bois … On pense aussi à des récits, à Giono, ou au Robinson Crusoé de Delfoe, archétype de vie sauvage… En effet, la cabane a une très forte puissance métaphorique, et c’est cela qui nous attire.

« La cabane est une halte sur la trajectoire de nos rêveries », écrit Gilles A. Tiberghien dans son dernier ouvrage De la nécessité des cabanes (Bayard, 96 pages, avril 2019)

Son lien poétique et harmonieux avec la nature séduit, entre autres, de plus en plus de touristes. Selon Tiberghien, « la cabane brouille le rapport intérieur/ extérieur », « elle est dans la nature et elle en étend indéfiniment l’espace« . Elle « ne nous abrite que pour mieux nous exposer au monde ».

La cabane a survécu à la modernité par son unicité et son pouvoir évocateur d’imaginaire et de liberté. En cela, elle est atemporelle.

Sa construction n’obéit pas à un ordre stricte, elle déroge aux règles et normes juridiques qui pèsent sur l’architecture. Aussi, elle dépend des matériaux trouvés sur place, du lieux et de ses ressources. « Construite une première fois, elle ne peut, une fois détruite, être refaite à l’identique. » (Tiberghien). Chaque cabane est unique, ce qui est précieux dans notre monde standardisé.

Des artistes, voyant le « geste » de cabane comme un symbole de liberté créative, récupèrent, accumulent et assemblent les rebuts de la société pour créer des constructions extraordinaires (lemonde.fr). La cabane, par son rappel de l’enfance, appelle aussi au jeu, en se jouant des formes, des couleurs, et de la société, aussi !
Par exemple : Terunobu Fujimori (1ère image), ou alors Richard Greaves, connu pour ses constructions semblant sur le point de s’effondrer, qui  » fraient avec l’utopie et défient les lois de la pesanteur. Célébrant l’asymétrie et bannissant l’angle droit, elles font voler en éclats les normes et les principes de construction. » (artbrut.ch)

https://www.artbrut.ch/fr_CH/exposition/richard-greaves-anarchitecte

La cabane, signe d’un refus d’un monde standardisé

Ces constructions peuvent donc témoigner d’un certain refus de normalité, d’un déni des normes sociales, tel Côme, dans le Baron perché d’Italo Calvino, préférant vivre dans les arbres, ou Henry David Thoreau, dans son roman Walden, qui part vivre en autarcie dans sa cabane. D’ailleurs, plus qu’un refus, il s’agit pour eux d’un retrait au monde. Mais les cabanes qui nous intéressent sont celles qui, comme le formule Tiberghien, sont « ouvertes sur le monde ».
L’oeuvre de l’architecte Franck Llyod Wright se situe dans cette ligne de pensée anti-conformiste.

La maison de la cascade, Frank Llyod Wright

Bernard Picon relevait déjà il y a vingt ans, en conclusion de son ouvrage « Les Cabanes de l’entre-deux-monde » que les cabanes étaient des objets indisciplinés, et évoque leur aspect politique.
«Ceux qui, comme de mauvais élèves, les édifient et les occupent se jouent des règles, des normes, des catégories, des clivages communément admis dans les sociétés modernes », ajoutait-il, précisant qu’« en ce sens, les cabanes peuvent s’interpréter comme des manifestations de résistance passive aux formes sociales contemporaines».

Un objet politique ?

« Ces espaces critiques que sont les cabanes, on les retrouve dans le contexte des luttes sociales qui agitent le monde aujourd’hui », relève aussi Gilles A. Tiberghien. 

La cabane est donc aussi un geste, incarnation d’un idéal politique, d’un retour vers une simplicité non corrompue sans pour autant être précaire. Cette simplicité est paradoxale car elle implique un geste qui la dépasse.

Nous traversons une période de crise sanitaire, une période traversée de peurs, mais aussi de prises de conscience (espérons-le), notamment celle de l’urgence écologique, qui a redonné de la vigueur et du sens aux cabanes. Le fait de construire des cabanes sur les ZAD est une bonne illustration de la contestation de l’exploitation de la nature.

Les cabanes de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes avaient été construites notamment à l’occasion du premier anniversaire de l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport, le 17 janvier 2018. (Photo d’archives) © GUILLAUME SOUVANT / AFP (article)

Jean-Baptiste de Montvalon, à propos des cabanes de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le Monde, 08/09/2018, (article ici)

« Elles sont des ouvrages collectifs, produits selon une économie non marchande basée sur la récupération, le troc et l’autoconstruction. Elles se veulent un modèle de sobriété économique, légères et démontables, répondant au mieux aux enjeux écologiques. Mais on y trouve aussi une grande inventivité formelle et les traces d’un savoir-faire technique indéniable, notamment dans le travail du bois. »

Un geste politique, et collectif

Dans la ZAD, note l’historien de l’art Julien Zerbone dans la revue 303, « la cabane est conçue, préparée, construite collectivement en assemblant les compétences, les disponibilités, les matériaux, le chantier devenant à la fois le résultat et le moyen de “faire” communauté ».

« En passant ainsi de l’individuel au collectif, la cabane a encore fait preuve de sa grande malléabilité. Et de sa force. « Les cabanes ignorent les catégories juridiques du bâti et du non bâti, du dedans et du dehors, du naturel et de l’artificiel. Elles relèvent de l’insupportable univers du flou », relevait Bernard Picon. Le sociologue soulignait la « puissance métaphorique considérable » de la cabane, « à la fois image de résistance aux multiples fractures contemporaines et parabole réunificatrice ». Ce qui, au regard de son apparence si modeste et fragile, constitue sans doute son ultime paradoxe. » Jean-Baptiste de Montvalon

Pour défendre d’autres manières d’habiter, en collectif : article de Marsactu

« Habiter une cabane, habiter les ZAD, c’est faire de la politique avec son corps »

Jonas Marpot, dans « Hommage aux cabanes, symboles de la ZAD de Notre-Dame-des- Landes », septembre 2018, Reporterre.net
Film « Faire des cabanes », Jonas Marpot
  • Présentation du film par ses auteurs :

« Les fameuses cabanes de la Zad Notre-Dame-des-Landes sont un symbole fort de la lutte victorieuse contre le projet d’aéroport. Au printemps 2018, le gouvernement a fait le choix de l’autoritarisme pour en détruire une partie avec l’aide de 2.500 gendarmes mobiles usant de drones, de milliers de grenades, de tanks, de flash-ball… Cette opération sous le feu des projecteurs, montre bien l’incapacité des dirigeants à envisager la question écologique par le prisme des solidarités et de la sobriété. Pourtant, il n’a jamais été aussi urgent de changer de modes de vie, de production ou de construction. La planète montre des signes inquiétant de faiblesses et face à la nécessité d’accueil, l’Europe se replie. » Jonas Marpot et le comité de soutien Défendre Habiter la Zad, 2018

Une ZAD (éphémère) à La Plaine, Marseille

Samedi 20 octobre 2018, des habitants de la Zad de Notre-Dame-des-Landes ont apporté à la Plaine, le quartier en lutte de Marseille, la cabane «le Gourbi 8», en signe de solidarité avec le mouvement citoyen local.
Voir l’article de Reporterre

La cabane dans l’art contemporain

La cabane dans l’art contemporain

Polymorphe, originale, politique, la cabane a toujours été un objet de fascination pour les artistes contemporains.

Voici quelques références en vrac :

SIMONDS Charles (né en 1945), Dwellings, 1972,
New-York, East Houston Street.
L’artiste a inventé une peuplade, les « Little People », avec ses mythes. Pour elle, il réalise des demeures miniatures éphémères dans les anfractuosités des murs de la ville, avec de minuscules briques d’argile.
MOGARRA Joachim (né en 1954), Les Favellas à Rio, Série « Images du Monde », 1985,
photographie noir et blanc, 60×50 cm.
UDO Nils (né en 1937), Habitat, 2000, Paris, Jardin des Champs-Elysées.
ZEN Chen (1955-2000), Pied-à-terre, squatteur, boatpeople, easymind, 1996-1998,bateau et divers objets, 7x13x5 m.

Des visions plus politisées, ayant pour toile de fond l’urgence climatique, les catastrophes naturelles faisant naître de nouveaux réfugiés climatiques et la crise du logement que cela provoque :

Ban Shigeru

Paper log

BAN Shigeru (né en 1957, architecte), Paper Log Houses, Kobé (Japon), 1995

Cet oeuvre représente un habitat d’urgence après une catastrophe naturelle (séisme) ; 80 maisons économiques, légères, résistantes et recyclables de 16 m2, construite chacune en 10 heures, avec socle de caisses de bière en plastique lestées de sacs de sable, sol en contreplaqué, murs en tubes de papier épais recyclé, imperméabilisés et isolés (polyuréthane et journaux), toit de toile de bâche.

Source des images : https://artplastoc.blogspot.com/2013/04/142-la-cabane-dans-lart-contemporain.html

Etienne Boulanger

Abris

(UN)WALL// Plug-in thefunambulistdotnet.wordpress.com

Dans son oeuvre, l’artiste repère des interstices dans des zones urbaine et s’y immisce pour y construire des abris temporaires. par des interventions il pose un regard critique sur les lieux, sur notre environnement, en s’adressant par un activisme discret aux autres usagers de ces espaces.  » Etienne Boulanger se bat ainsi contre la standardisation de nos existences, il lutte contre la rationalisation, la marchandisation, contre le pouvoir diffus, contre l’autorité. Il défend avec ferveur la différence, l’alternative, la révolte, la clandestinité, la liberté. À bien y regarder, Etienne Boulanger c’est l’infini potentiel de subversion. » Source: ac-grenoble.fr URL

Laurent Tixador

Taxon Lazare

Cet a fait un travail très chouette avec des étudiants, près de Nantes, sur un ancien champ de manœuvre militaire. Ensemble, ils ont recréé des cabanes à partir de photographies d’archives de la Première Guerre Mondiale sur lesquelles ont voit des soldats posant devant des cagnas, habitats de fortunes conçus pour se reposer, faits à partir de matériaux trouvés sur place.

Image d’archive, Laurent Tixador

En visant à rendre un endroit toujours plus confortable et  en assemblant  au mieux ce qui se trouve  dans  leur  environnement  immédiat, les soldats comme les exilés aujourd’hui cherchent à créer un habitat et un mode de vie qui s’inspirent des formes familières. Il s’agit souvent de constructions sans plan initial qui trouvent leur force au fur et à mesure qu’elles évoluent et permettent à leurs usagers de retrouver de l’énergie, grâce à la vie collective qu’elles induisent. (source: nantes-amenagement, Taxon Lazare, 17/01/2019, URL)

L’atelier construction, entredeux.org URL

Ce travail fait écho aux questions de de la crise du logement et des réfugiés climatiques. Que ce soit en milieu naturel ou artificiel, les habitations provisoires comme celles qui ont été fabriquées par les soldats durant la guerre de 14/18 ou les migrants dans la jungle de Calais ont la particularité d’être construites avec les matériaux disponibles sur leur lieu d’implantation. Ce sont les ressources qui définissent le style architectural. (source : isdat.fr, Laurent Tixador, URL)

Une vision biomorphique …

Architecture organique

Le biomorphisme, du grec bios (la vie), et morphè (la forme), caractérise une œuvre d’art dont les formes s’inspirent du vivant (animal, végétal, humain). Le biomorphisme architectural ou urbanistique consiste ainsi à s’inspirer des formes biologiques. 

1. [Architecture] Organique (voir aussi architecture vitaliste, architecture vivante)    L’architecture organique prône l’harmonie entre la nature et l’habitat humain par une composition unifiée, intégrée au site. Elle peut par ailleurs adopter une configuration biomorphique. Inspirée du latin « organum » (tiré du grec « organon », instrument), qui se réfère aux parties du corps des êtres vivants, constituant un tout ordonné ou organisme, l’expression a été créée par Frank Lloyd Wright dans les années 1930. A partir des années 1980, elle intègre de plus en plus une dimension écologique et durable.

Source : Biomimestisme, 04/12/2019, paris-valdeseine.archi.fr, URL

Low tech

En quête d’autonomie : réflexions sur l’habitat durable

Lowtechlab.org

Le Low-tech Lab de Concarneau est un programme de recherche et documentation open-source, valorisant des technologies, services et savoirs-faire UTILES (energie, alimentation, santé, construction…), DURABLES (impacts écologique et social optimal) et ACCESSIBLES (en termes de prix et complexité technique)

Ainsi, l’exploration de ces questions est essentielle pour le Low-tech Lab :

  • Comment donner l’envie et les moyens au plus grand nombre d’un mode de vie sobre, en harmonie avec l’environnement ?
  • Comment consommer, produire et créer de manière simple et responsable ?
  • Comment faire des choix technologiques adaptés et appropriés qui contribuent à un monde où chacun peut être acteur ?
  • Comment faciliter et contribuer concrètement au changement, à la transition sociétale et à un progrès orienté à l’échelle des individus et des communautés

Habitat low-tech

Septembre 2018 à septembre 2020

Expérimentation d’un micro-habitat combinant 12 low-tech évualuer son impact sur l’environnement, l’économie et le confort avant sa diffusion plus large.

http://usinette.org/ dôme géodésique

transformaking

Abris de berger et mode de vie, Alpes Maritimes

Objets et outils anciens faisant partie du mode de vie de Péone, Alpes maritimes

Jarre d’eau, couteaux, poêle à bois, citerne, etc. sont encore fonctionnels et utilisés de nos jours dans ce type d’habitat.

Pour en savoir plus sur l’implantation humaine à Péone, de l’âge de bronze aux temps modernes ici.

Outils traditionnels // outils contemporains pour une autonomie complète

  • objets nécessaires à l’autonomie : panneaux solaires poêle à bois, chauffe eau ou pompe à eau et douche solaire, potager et compost.
  • Facultatifs : géothermie, éolienne, centrale hydraulique, four solaire, frigo en argile…
  • De nouveaux objets sont à inventer, à l’image du vélo-énergie (faire de l’électricité en pédalant), de la machine à laver à pédale, de l’éolienne-arbre …

Alpesvertes.org

Autre annuaire d’écovillages : toitsalternatifs.fr URL

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Vagabondage encabané

Une cabane dans la tête

Mars 2020 : cela fait quelques jours que nous sommes à la montagne. Même si ce n’est pas chez nous, on s’y sent bien, on participe aux travaux: retaper la restanque, construire un plancher dans le hangar, faire le potager … Puis, la nouvelle tombe, nous allons être confinés. Par chance, nous pouvons rester à la montagne. Et petit à petit, la question se pose: et si notre vie, c’était ça ? Et si un jour on pouvait avoir un lieu à nous, un lieu résilient, en harmonie avec le paysage et un mode de vie plus simple, tendant vers une certaine autonomie ? Cette intuition devient alors une envie, à l’origine de de ce projet de repérage de cabanes post confinement.

Carte des pérégrinations encabanées, Alpes maritimes

Les cabanes en pierre sèche

Une cabane en pierre sèche est un type d’édifice champêtre, bâti sans mortier, avec des pierres d’extraction locale et ayant servi d’abri temporaire ou saisonnier au cultivateur des xviiie et xixe siècles, à ses outils, ses animaux, sa récolte, dans une parcelle éloignée de son habitation permanente. (Source: wikipedia)

Pour avoir un inventaire des cabanes en pierre sèche dans le sud-est c’est ici

Elles sont appelées capitelles dans le Gard, bories dans les Bouches du Rhône et le Vaucluse. Une borie désigne également une ferme ou métairie dans le sud-ouest. En Corse, on appelle ces constructions ancestrales pagliaghji (du mot paille en corse). Il y a deux types de : le toit terrasse ou le toit en encorbellement, encore appelé « fausse voûte ».

Les formes varient en fonction de la taille de l’édifice, le plus souvent il s’agissait d’une construction modeste en terme de surface.

On s’étonne encore à l’heure actuelle de la virtuosité de certaines de ces réalisations  qui permettaient de maintenir une certaine fraîcheur en période chaude et inversement mais aussi de l’aspect pratique et bien pensé : filtrage de la lumière, ventilation…

Malheureusement, malgré les efforts pour les préserver, la frénésie foncière risque d’avoir raison de ces derniers vestiges de la tradition rurale, d’où l’importance de ces croquis et photographies, témoignant de leur richesse.