Cultures libres

“Le point de départ de la culture libre, telle qu'on la connaît aujourd'hui, est la création du mouvement du logiciel libre et du projet GNU par Richard Stallman en septembre 1983. Une véritable communauté se crée autour du logiciel libre dans laquelle commence à se développer un ensemble de références culturelles. Au vu du succès du logiciel libre, les licences libres ont été appliquées à d'autres domaines, avec la création de l'encyclopédie Wikipédia en 2001, puis avec la naissance de l'art libre, et notamment de la musique libre avec la création du site musique-libre.org en 2004, puis Jamendo en 2005. En parallèle, une partie de la communauté du libre s'attache à défendre un internet libre, avec notamment la création du collectif La Quadrature du Net en 2008.” (Wikipedia)

Voir aussi notre page sur la Société libre.

Constats / urgences

  • Résister à la mode (termes nouveaux pour effacer l'ancien), fascination, gadget, couches applicatives, vitesse, addiction, saturation, dématérialisation (monnaie, virtuel/réel, …)
  • Capitalisme toxique (conditions de travail, organisation scientifique du travail, division internationale du travail, externalités négatives, dépossession, intrusions vie privée (données, déchêts, télétravail), marchandisation du vivant, de la nature (rivère, eau de pluie, plantes))
  • Ouvrir, Créer, partage
  • Reprendre le contrôle ? Ces algorithmes qui nous gouvernent (hyper trading, drone, robot autonome, portes automatiques (violence))
  • ? Rapport avec la mécanisation du monde, séparation/lien, technoscience ou réappropriation, économie d'échelle, circuits courts

Le capitalisme autodestructeur
L'association Ars Industrialis fait l'analyse d'un système économique, social et politique invivable à long terme : le capitalisme dans sa forme autodestructrice. Le comportement pulsionnel des consommateurs et des spéculateurs, à la vision court-termiste, les dérives du marketing, la perte du sens de la vie concomitante à la dévaluation de la valeur esprit sont autant de signes de cette auto-destruction. Ars Industrialis fait également état du processus de prolétarisation des individus, au sens où ceux-ci perdent le savoir qui étaient le leur, “inutile” du point de vue de la productivité économique, au profit de la professionnalisation. Ce terme hérité de Hegel et Marx est ici utilisé non seulement pour désigner l'ouvrier qui a perdu son savoir-faire mais également l'ensemble des travailleurs ayant abandonné « la vie de l’esprit en tant qu’instance critique, c'est-à-dire rationnelle, capable de … s’auto-critiquer ». Ce phénomène est illustré par la déclaration d'Alan Greenspan, président la banque centrale des États-Unis où il reconnait qu'« il n’avait aucun savoir théorique du fonctionnement financier qu’il était censé administrer »

Construire une économie de la contribution (“économie contributive”)
Fort de ce constat, l'association travaille à imaginer les bases d'un système plus viable sans pour autant abandonner le capitalisme, faute d'alternative crédible : une économie de la contribution, favorisant l'émergence d'externalités positives et dont la meilleure illustration est le développement de l'open source et la “transformation comportementale”5 dont il est le fruit. La technologie numérique permet ainsi l'émergence d'une nouvelle économie où consommateurs et producteurs sont remplacés par des contributeurs développant et partageant des savoirs, pour former un “milieu associé” suivant le concept de Gilbert Simondon. Ce fonctionnement en rupture avec l'économie de marché classique, ce partage, « reconstitue des processus de sublimation, et qui reconstruit en cela une économie productrice de désir, d’engagement et de responsabilités individuelles et collectives socialement articulées selon de nouvelles formes de sociabilités, ouvre un espace de lutte contre la dépendance, la désublimation, le dégoût de soi et des autres, et plus généralement, contre l’intoxication spéculative et l’addiction. » (Ars industrialis, Manifeste d'Ars Industrialis 2010)

Citations

  • “Le Logiciel Libre n'est pas une nouvelle technologie. C'est un mode de production et de distribution du logiciel, c'est-à-dire un ensemble de pratiques” (APRIL)
  • “À quoi bon un projet techniquement passionnant s’il ne peut bénéficier à la communauté ?” R. Stallman
  • “L'idée que le système social du logiciel privateur – le système qui vous interdit de partager ou d'échanger le logiciel – est antisocial, contraire à l'éthique, et qu'il est tout simplement mauvais, surprendra peut-être certains lecteurs. Mais comment qualifier autrement un système fondé sur la division et l'isolement des utilisateurs ?” (Richard Stallman)
  • Linus Torvalds : “I think the real issue about adoption of open source is that nobody can really ever “design” a complex system. That’s simply not how things work: people aren’t that smart - nobody is. And what open source allows is to not actually “design” things, but let them evolve, through lots of different pressures in the market, and having the end result just continually improve.“ (http://www.openp2pdesign.org/blog/archives/43)
  • Citations de la p2pfoundation
  • «Le livre, comme livre, appartient à l’auteur, mais comme pensée, il appartient—le mot n’est pas trop vaste—au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l’un des deux droits, le droit de l’écrivain et le droit de l’esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l’écrivain, car l’intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous.» (Victor Hugo, Discours d’ouverture du Congrès littéraire international de 1878, 1878)
  • «Les marchés, la démocratie, la science, la liberté d'expression et l'art dépendent bien plus des œuvres et productions constituant le domaine public librement accessible que des productions informationnelles couvertes par des droits de propriété intellectuelle. Le domaine public n'est pas un résidu qui se déposerait lorsque tout ce qui a de la valeur aurait été saisi par les lois sur la propriété intellectuelle. Le domaine public est la carrière dont nous extrayons les pierres avec lesquelles nous bâtissons notre culture. En fait, il constitue la majorité de notre culture. (James Boyle, The Public Domain, p.40f, 2008).
  • “En utilisant les logiciels libres, non seulement on effectue des économies spectaculaires pour le matériel, non seulement on se libère des logiques que tentent d’imposer les grandes multinationales de l’informatique, mais, en plus, on se met en relation avec l’un des foyers les plus vivants de la société qui est en train de se créer, celle de l’intelligence distribuée. Cette intelligence distribuée a déjà donné quelques résultats spectaculaires. La recherche scientifique en est l’exemple historique le plus éclatant, mais, plus près de nous, Internet, Linux, la Toile témoignent aussi de la validité du concept. Cette intelligence distribuée, en fait, ne fait que commencer à faire sentir ses effets et ils vont être majeurs. De grandes surprises attendent les instances politiques et commerciales qui ne vont pas bien en saisir les enjeux. Le maillage massif, sur des modes originaux, de centaines et de milliers d’esprits va conduire à de nouvelles formes de territoires, d’identités et donc de réalisations.” (octobre 1998, Jean-Claude Guédon, professeur au département de littérature comparée de l’Université de Montréal, fait paraître dans le magazine Québec Science un article intitulé “Comment informatiser intelligemment les écoles” à l’attention de Madame Marois, alors Ministre de l’Éducation du Québec.)
  • exemple brevet imprimante 3D (makerbot)
  • Pour James Carlson, si « les hacker et les makerspaces sont les écoles du futur », c’est justement en raison de leur aspect intergénérationnel, entre autres : « des gens de tous âges s’instruisant ensemble sur des sujets qui les passionnent, et partageant leurs expériences et leurs erreurs. » (owni)
  • “À tous les stades de la technique, le travail représente une collaboration d'innombrables ouvriers, utilisant eux-mêmes un héritage technologique large et ramifié. L'inventeur le plus ingénieux, le savant isolé le plus brillant, le dessinateur le plus habile ne contribuent qu'en partie au résultat final”. (Lewis Mumford, Technique et Civilisation, 1936)
  • « Governments of the Industrial World, you weary giants of flesh and steel, I come from Cyberspace, the new home of Mind. On behalf of the future, I ask you of the past to leave us alone. You are not welcome among us. You have no sovereignty where we gather. » John Perry Barlow, A Declaration of the Independence of Cyberspace

Histoire

  • -370 : Socrate, premier hacker ? : « C’est une opinion reçue chez nous, Antiphon, qu’on peut faire de la beauté et de la science un emploi honteux aussi bien qu’un emploi honorable. ... ceux qui la vendent pour de l’argent à qui veut la payer sont appelés sophistes, comme ceux qui vendent leur beauté, prostitués ; mais un homme ayant reconnu dans un autre un heureux naturel, s’en fait un ami en lui enseignant ce qu’il sait de bon, nous pensons qu’il se comporte comme il convient à un honnête citoyen. »
  • Grèce : pair à pair ?
  • ~18e / ~19e : Sharing of manufacturing information can be traced back to the 18th and 19th century (Collective Invention, Nuvolari Alessandro, Allen Robert C). Aggressive patenting put an end to that period of extensive knowledge sharing.
  • 1858 : L’Oxford English Dictionary (OED) est un dictionnaire de référence pour la langue anglaise. Les rédacteurs demandent à la population anglaise de reporter sur des fiches toute citation illustrant le sens ou l'emploi d'un mot-cible (entrée), avec la référence précise. Le premier appel date de 1858. Après une première période féconde d'une dizaine d'années au cours desquelles 6 millions de fiches furent reçues, l'enthousiasme se refroidit et le projet est en panne, courant le risque d'être abandonné .
  • 1909 : L'une des premières publications du Mahatma Gandhi, Hind Swaraj, influence fortement le mouvement pour l'indépendance de l'Inde. Traduit en anglais l'année suivante, le passage sur les droits d'auteur mentionne que le livre n'a « pas de droits réservés. »
  • 1923 : Essai sur le don. Forme et raison de l'échange dans les sociétés archaïques, paru en 1923-1924 dans l'Année Sociologique, est le texte le plus célèbre de Marcel Mauss.
  • 1924 : Système D comme Débrouille, magazine français.
  • 1934 : Paul Otlet, le traité de documentation. A la page 428, il décrit un système aujourd'hui jugé comme une des premières visions du Web.
  • 1945 : Memex, Vannevar Bush : une visionneuse de microfilms de haute définition avec plusieurs écrans.
  • 1951 : A la fin de sa vie, l’auteur de La Guerre et la Paix a renoncé à tous ses droits d’auteur par testament, pour des raisons religieuses et pour dénoncer l’état de pauvreté de la Russie. L’édition monumentale de ses œuvres complètes parue de 1928 à 1951 porte sur la page de garde de chaque volume “La reproduction de ces textes est autorisée gratuitement”.
  • 1953 : Jean Giono a écrit en 1953 une nouvelle intitulée “L’homme qui plantait des arbres”, à laquelle il accordait une importance particulière dans son œuvre, dans la mesure où il s’agissait d’un texte militant pour la protection de la nature et la reforestation. Afin que la nouvelle obtienne le maximum de retentissement, il permit sa vie durant les publications et les traductions, sans demander de rémunération. En 1957, il produisit une lettre qui attestait de manière claire de sa volonté de renoncer à ses droits sur l’œuvre.
  • 1954 : Mark Van Doren (en) publie un essai sur « le droit de savoir et la liberté d'en disposer. »
  • 1959 : Peter Samson, RP du Tech Modern Railroad Club du MIT, une association d'étudiants férus de modélisation de trains, offre une première définition du « hacker » dans le Dictionnaire du Club. Hacker : celui qui fait un hack, ce qui était défini, entre autres, comme une entreprise sans fin a priori constructive.
  • ~1960 : Contre-culture : émancipation, prendre le pouvoir contre le système.
  • 1964 : Communtation de paquets (image, image).
  • 1965 : Un des exemples le plus ancien du concept a émergé dans les années 1960 au Japon. À l'époque, des mères de familles japonaises s’inquiètent de voir l’agriculture s’industrialiser avec un recours massif aux produits chimiques (en 1957, les premières victimes de Minamata, empoisonnées au mercure, sont déclarées). Ces mères fondent alors en 1965 les premiers teikei (提携, signifiant en japonais « coopération ou collaboration ») qui concernent d'abord des coopératives laitières. Le principe de fonctionnement est le suivant : en échange de l’achat par souscription de la récolte du paysan, ce dernier s’engage à fournir des aliments cultivés sans produits chimiques. À la même époque en Suisse, des fermes communautaires nommées food guilds (ou association alimentaire) développent leur propre partenariat avec les consommateurs locaux en leur fournissant chaque semaine des produits frais (légumes, lait, œufs, et fromages).
  • 1968 : Les affichistes sans maître de mai 68 au sein de l'Atelier Populaire.
  • 1969 : ARPANet, 4 oridnateurs en réseaux, (image).
  • ~1970 : Le DIY comme sous-culture a sans doute commencé avec le mouvement punk des années 1970. On peut noter cependant que la débrouille, le bricolage, les activités pour enfants, etc., existaient avant le mouvement punk DIY.
  • ~1970 : Démocratie particpative
  • 1971 : Projet Gutenberg : numérisation de livres
  • 1974 : How to Build Your Own Living Structures, Ken Isaacs. building sustainable, eco-friendly, modular, flexible, multi-functional living structures […] The book explains how to make a variety of flexible experimental indoor interiors, storage units, and a flexible microhouse. lien, vidéo.
  • 1974 : Open Networking, TCP/IP, travaux entamés par Vinton Cerf et Robert Kahn au début des années 70 vont aboutir à la création du protocole de transmission de données TCP/IP. C'est en 1974 que Vinton Cerf utilise pour la première fois le mot Internet, diminutif d'Internetworking, dans son article « Spécification du programme de transmission de contrôle Internet.»
  • 1975 : Première rencontre du Homebrew Computer Club, hobbyistes, D.I.Y (lien, invitation en image).
  • ~1980 : À partir des années 1980, plusieurs économistes commencent à réhabiliter les formes d'organisations spontanées par les communautés locales. Ces analyses empiriques entraînent l'émergence d'une nouvelle approche sociale et économique. En 1990, Elinor Ostrom développe cette approche dans un ouvrage séminal Governing the Commons. Le mouvement des biens communs s’est développé à partir d’une double opposition à l’État et au marché. Selon David Bollier et Silke Helfrich, l’un et l’autre fonctionnent en « duopole » : « Ils sont tous deux profondément engagés dans une vision partagée du progrès technique et de la compétition économique. ». Les liens constants entre élites économiques et élites politiques nécessitent l'affirmation d'un ordre nouveau, porté par les communs.
  • 1981 : Dean & Smith Gengle, réclament la création d'un « Electronic Bill of Rights », en référence à la Déclaration des droits de la Constitution américaine (les dix premiers amendements).(source)
  • 1981 : The Chaos Computer Club (CCC) is Europe's largest association of hackers. « Avec leur état d'esprit anti-autoritaire, ils ont senti que la technologie devait être dans les mains du peuple et que tout le monde devait pouvoir apprendre sans rencontrer d'obstacle. » (lien).
  • 1981 : Déclaration des droits technologiques des travailleurs, proposée en 1981 par l’International Association of Machinists (IAM). Écrite dans un contexte où les machines pilotées par ordinateur étaient en cours d’introduction dans l’industrie, elle affirmait que « les nouvelles technologies d’automatisation et les sciences sur lesquelles elles s’appuient sont le produit d’une accumulation mondiale de connaissances s’étalant sur plusieurs siècles. Par conséquent, les travailleurs et leurs communautés ont le droit de participer aux décisions et aux bénéfices liés à ces avancées ».
  • 1983 : Projet GNU de Richard Stallman.
  • 1985 : Free Software Foundation.
  • 1985 : Le Whole Earth 'Lectronic Link est l'une des plus anciennes communautés virtuelles encore en activité sur le net (la première étant sans doute le CommuniTree de Dean Dengle, créé en 1978).
  • 1985 : The name “media lab” was coined in 1985 with the creation of the MIT Media Lab by Nicholas Negroponte.
  • 1989 : Hactivisme : “WORMS AGAINST NUCLEAR KILLERS. Your System Has Been Officially WANKed. You talk of times of peace for all, and then prepare for war.” Quelques semaines avant le lancement de la sonde Galileo, programmée pour aller vers Jupiter, des ordinateurs de la NASA et du Département américain de l'énergie furent touchés par une mystérieuse attaque.
  • 1989 : Licence GNU/GPL.
  • 1991 : GNU/Linux, Linus Torvalds.
  • 1991 : L'association Julienne Javel de Chalezeule (Doubs, France) souhaite diversifier ses activités d'insertion par l'économique et étendre son offre de remise au travail pour publics en difficultés, au moyen de jardins collectifs. Issu d'un modèle suisse, auquel a été ajouté un volet social, le premier Jardin de Cocagne démarre ainsi en 1991, à Besançon. De cette initiative émerge un moyen de lutte contre l'exclusion.
  • 1993 : Distribution GNU/Linux Debian.
  • 1995 : c-base (1995) from Berlin is recognized as one of the first independent, stand-alone hackerspaces in the world, not affiliated with a school, university, or company. Wired writes that “European groups, particularly in Germany, have a long tradition of this kind of activity”. Another known German hackerspace is RaumZeitLabor, organizer of Trollcon.
  • 1995 : Le premier wiki, créé en 1995 par Ward Cunningham pour réaliser la section d’un site sur la programmation informatique, fut appelé WikiWikiWeb. Un wiki est un site web dont les pages sont modifiables par les visiteurs, ce qui permet l'écriture et l'illustration collaboratives des documents numériques qu'il contient. Il utilise un langage de balisage et son contenu est modifiable au moyen d’un navigateur web.
  • 1996 : John P. Barlow, Déclaration d'indépendance du cyberespace (https://fr.wikipedia.org-wiki-D%C3%A9claration d%27ind%C3%A9pendance du cyberespace).
  • 1996 : Pure Data (Pd) is a visual programming language developed by Miller Puckette in the 1990s for creating interactive computer music and multimedia works.
  • 1997 : Open Hardware
  • 1997 : Eric S. Raymond, Tim O'Reilly and Larry Augustin established “open source” as an alternative expression to “free software,” and Bruce Perens published the Open Source Definition.
  • 1998 : Expertise citoyenne. L'Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne, généralement connue par son acronyme Attac (ou ATTAC), est une organisation altermondialiste créée en France en 1998. Elle est présente dans 38 pays.
  • 1999 : The Simputer is a self-contained, open hardware Linux-based handheld computer, first released in 2002. Developed in, and primarily distributed within India, the product was envisioned as a low-cost alternative to personal computers.
  • 1999 : Napster, logiciel P2P de Shawn Fanning pour le partage de la musique, fermé en 2001.
  • 1999 : Les nouvelles expériences de Sugata Mitra dans l'auto-apprentissage (vidéo, Hole in the wall )
  • 1999 : OpenCores is the world's largest open source hardware community developing digital open source hardware through electronic design automation, with a similar ethos to the free software movement. OpenCores hopes to eliminate redundant design work and slash development costs.
  • 1999 : OScar is the first attempt to design an entire automobile using open-source principles. The aim of the project is mainly to produce blueprints, using essentially open-source CAD. The project commenced in 1999, founded by Markus Merz, and launched its 0.2 release in 2006, but no further progress has been made. In 2007, Merz admitted the project was a hobby.
  • 1999 : SourceForge.net permet aux développeurs d'héberger des projets logiciels et propose des outils pour leur gestion. En mars 2013 le site revendique 3 400 000 développeurs utilisant la plateforme, 324 000 projets hébergés et 4 000 000 téléchargements de logiciels par jour.
  • 2000 : Les Rencontres mondiales du logiciel libre se déroulent chaque année, depuis 2000, au début du mois de juillet. Créées à l'initiative de l’Association bordelaise des utilisateurs de logiciels libres (ABUL), elles ont eu lieu plusieurs années à Bordeaux, puis dans d'autres villes de France ou de pays voisins francophones.
  • 2000 : Licence Art Libre
  • 2000 : Lawrence Lessig débute, avec Code and Other Laws of Cyberspace, une série de publications décrivant les tensions entre le désir d'une culture libre de l'Internet et d'un Internet légiféré par des moyens techniques. Les autres publications sont The Future of Ideas (en) (2001), Free Culture (2004) et Code: Version 2.0 (2006).
  • 2001 : Wikipedia, Jimmy Wales et Larry Sanger.
  • 2001 : Processing was started in Spring 2001 by Ben Fry and Casey Reas. Fry was a PhD candidate at the MIT Media Laboratory and Reas was an Associate Professor at the Interaction Design Institute Ivrea. While Fry and Reas were employees of these institutions, Processing began as a personal initiative and development took place during the night and weekends through 2003.
  • 2001 : Lancement de Fle3 (Future Learning Environment), visant à créer des « logiciels libres pour la construction du savoir libre ».
  • 2001 : Le MIT lance le MIT OpenCourseWare (MIT OCW) > MOOC
  • 2001 : Framasoft a été créé en novembre 2001 par Alexis Kauffmann. En janvier 2004, une association homonyme a vu le jour pour soutenir le développement du réseau.
  • 2003 : Déclaration de Berlin sur le libre accès à la connaissance (2003).
  • 2002 : La Budapest Open Access Initiative lance un appel pour un open access de la recherche dans tous les domaines. Publication d'une série d'essais de Richard Stallman posant les bases du savoir libre selon l'optique de la prolongation du logiciel libre.
  • 2002 : Open Education. UNESCO.
  • 2002 : L'ADULLACT met à la disposition des collectivités un ensemble de logiciels libres métiers répondant à leurs besoins. L'association encourage le développement et pas seulement l'utilisation de logiciels libres, mais aussi la mutualisation sur fonds publics, en particulier au sein des collectivités.
  • 2003 : Wikimedia Foundation, Inc. est l'organisation qui héberge les projets en ligne Wikipédia, Wiktionnaire, Wikiquote, Wikibooks, Wikimedia Commons, Wikisource, Wikispecies, Wikinews, Wikiversity, Wikivoyage et Wikidata développés grâce au logiciel MediaWiki.
  • 2003 : Open Source Ecology (lien).
  • 2003 : Premier Fablab (South End Technology Center, Boston) créée afin de faciliter l’accès aux machines numériques (50000$, Charte).
  • 2004 : Publication de la définition du savoir libre inspirée de la Free Software Foundation sur le blogue de Jimmy Wales. Yochai Benkler publie Coase's Penguin, postulant l'émergence de la Commons-based peer production, un nouveau mode de production du XXIe siècle. Il affinera son idée dans The Wealth of Networks.
  • 2004 : Distribution GNU/LINUX Ubuntu.
  • 2004 : Hack a Day was founded in 2004 as a web magazine for Engadget devoted to publishing and archiving “the best hacks, mods and DIY (do it yourself) projects from around web”.
  • 2005 : OpenFrameworks is an open source toolkit designed for “creative coding”. OpenFrameworks is written in C++ and runs on Windows, Mac OS X, Linux, iOS, and Android. It is maintained by Zachary Lieberman, Theo Watson and Arturo Castro with contributions by other members of the openFrameworks community.
  • 2005 : Instructables est un site web qui se spécialise dans les projets DIY (Do it yourself) créés et téléchargés par les membres du site, lesquels sont ensuite commentés et notés par les autres membres. Il a été créé par Eric Wilhelm, un ingénieur mécanique, et a été lancé en août 2005.
  • 2005 : Dale Dougherty fonde Make Magazine. Make (or MAKE) is an American quarterly magazine published by Maker Media which focuses on do it yourself (DIY) and/or DIWO (Do It With Others) projects involving computers, electronics, robotics, metalworking, woodworking and other disciplines.
  • 2005 : DIYbio was founded by Mackenzie Cowell and Jason Bobe. DIYbio is a network of individuals from around the globe that aims to help make biology a worthwhile pursuit for citizen scientists, biohackers, amateur biologists, and do-it-yourself biological engineers who value openness and safety.
  • 2005 : Projet Arduino
  • 2005 : Projet Reprap
  • 2005 : Ars industrialis (« Association internationale pour une politique industrielle des technologies de l'esprit ») est une association culturelle et philosophique française créée le 18 juin 2005 à l’initiative du philosophe Bernard Stiegler. Elle développe une réflexion critique sur les « technologies de l’esprit » (industries de l’informatique et des télécommunications, notamment) et à interroger les impératifs économiques qui les sous-tendent.
  • 2006 : WikiLeaks est une association à but non lucratif dont le site Web lanceur d'alerte, publie des documents ainsi que des analyses politiques et sociales. Sa raison d'être est de donner une audience aux fuites d'information, tout en protégeant ses sources. En novembre 2010, le site affirme : « les principes généraux sur lesquels notre travail s'appuie sont la protection de la liberté d'expression et de sa diffusion par les médias, l'amélioration de notre histoire commune et le droit de chaque personne de créer l'histoire. Nous dérivons ces principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme. En particulier, l'article 19note 4 inspire le travail de nos journalistes et autres volontaires. »
  • 2006 : Maker Faire is an event created by Make magazine to “celebrate arts, crafts, engineering, science projects and the Do-It-Yourself (DIY) mindset”.
  • 2006 : Parti pirate en allemagne, puis en Europe.
  • 2006 : Livre “La richesse des réseaux” de Yochai Benkler. Il est l'auteur de l'expression commons-based peer production servant à décrire les efforts collaboratifs basés sur l'échange d'informations, semblables à ceux des logiciels libres (FLOSS) et de Wikipédia. Il parle également de networked information economy pour décrire un « système de production, de distribution et de consommation d'informations caractérisé par des actions individuelles décentralisées diffusées massivement par des stratégies et moyens non-commerciaux »
  • 2007 : Charlotte Hess et Elinor Ostrom publient Understanding Knowledge as a Commons: from theory to practice, détaillant ce qui entoure le savoir commun. Kim Tucker lance l'essai Say “Libre”, clarifiant pourquoi il est mieux d'utiliser le mot “libre” plutôt que “open”.
  • 2007 : Android
  • 2007 : Flossmanuals, manuels libres pour logiciels libres.
  • 2008 : Open Spectrum : As more and more frequencies are used for communication, astronomical observations are getting more and more difficult.
  • 2008 : Massimo Banzi, co-fondateur du projet Arduino écrit un article dans Wired Magazine USA “Build it. Share it. Profit. Can Open Source Hardware Work ?”
  • 2008 : Open Moko (téléphone open source)
  • 2009 : Creative Commons 0 : http://creativecommons.org/about/cc0
  • 2009 : Open Source Car
  • 2009 : Pink Army, fondée par le biologiste canadien Andrew Hessel. Cette entreprise est une coopérative qui entend concevoir, grâce à la biologie synthétique, des médicaments personnalisés contre le cancer du sein puis diffuser librement les connaissances acquises.
  • 2009 : Raspberry Pi Foundation Charity : promote the study of basic computer science in schools, and is responsible for developing a single-board computer called the Raspberry Pi.
  • 2010 : Jean-Luc Godard : “l’auteur n’a que des devoirs”. A plusieurs reprises, le réalisateur de la Nouvelle Vague a fait des déclarations fracassantes dans lesquelles était sous-entendu qu’il ne reconnaissait pas l’existence de la propriété intellectuelle, notamment à l’occasion de la sortie de son Film Socialisme en 2010, comportant plusieurs extraits de films repris sans autorisation.
  • 2010 : Manifeste du Domaine Public du réseau Communia (lien)
  • 2013 : FLOK Society stands for “Free/Libre Open Knowledge”) proposes a fundamental disruption of society. FLOK’s reason-to-be is to create a legal, economic and social framework for an entire country (Ecuador) that is consistent with principles that are the basic foundations of the Internet: peer-to-peer collaboration and shared knowledge.”

Sources