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Société des Ateliers

Proposition politique autour de la multiplication des espaces de réparation, fabrication et d'échanges de savoirs.

Analyse

Résumé : Les pays industrialisés provoquent des dégâts catastrophiques sur la Terre et sur l'être humain. La domination de la Nature s'accompagne de processus économiques et philosophiques qui nous éloignent de la matière, des choses qui nous entourent. Si nous ne comprenons pas comment fonctionne notre environnement, il est difficile de nous en sentir responsables et d'agir. Il faut donc réévaluer notre rapport à la matière, donc aux métiers manuels et aux techniques simples qui répondent à nos besoins.

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Perspectives

Dans “Question de taille”, Olivier Rey remarque que “le plus haut degré de civilisation s’accommode de tailles modestes”. Les projets de transformations/transitions/résiliences partent souvent du principe d'agir sur le local, de cohabiter avec la situation, en partant de l'existant, d'où on habite, à petite échelle : une maison, un quartier, un arrondissement, une ville, une région, un village, …

Comment trouver l'équilibre entre nos besoins en structures complexes et centralisées (hôpitaux, routes, industries lourdes, réseaux, …) et ceux qui pourraient être résolus par des structures simplifiées et décentralisées, proches des habitats ? Par exemple : est-ce qu'une grande quantité d'artisans produisant un objet est plus efficace écologiquement et plus harmonieuse humainement qu'une grosse usine centralisée loin de la ville ?

Exemples d'initiatives d'hier et d'aujourd'hui, car nous ne partons pas de rien.

Proposition

Principes :

  • Nous ne voulons plus perdre notre temps à alimenter des groupes qui contribuent à l'impuissance. La lutte contre le chômage est un leurre, il faut remettre du sens dans le travail.
  • Nous ne voulons plus non plus être réduit à une tâche, mais bien exercer des activités complémentaires : manuelles, intellectuelles, sociales, esthétiques, etc.
  • Nous voulons utiliser la technique comme levier pour comprendre et agir.
  • Chaque personne au fond possède des richesses : un savoir à échanger, une idée à réaliser, …
  • Vers une autre vision des déchets : des petites déchetteries locales où les matières ne sont pas détériorées au lieu de quelques grosses déchetteries où les déchets sont trop peu réutilisables

Imaginons un ensemble d'ateliers dans chaque quartier offrant des services variés aux habitants : alimentation, énergie, habitat, vêtements, meubles, jouets, transports, arts, jouer, cultiver, … (voir la notion de “peer production” ou travail collaboratif) … Les ateliers seraient reliés entre eux par une monnaie complémentaire pour valoriser les échanges et les projets. Nous pourrions aussi une plateforme Web (voir Plateforme LFO pour créer un réseau d'artisans, amateurs, curieux, artistes, retraités, enseignants, professionnels, avec échange de savoirs, de services, de matériel, de temps (voir la notion de coopérative intégrale). Pour apprendre, partager et documenter, il faut penser en terme de communauté de savoirs, une communauté apprenante autour de la programmation de formations, de projets participatifs, ou autres formes d'échanges. Le circuit serait plébiscité avec une forte connaissance des acteurs agissant sur les cycles de vie des matériaux (extraction, transformation, transport, …).

Les ateliers pourraient offrir des espaces et un accompagnement :

  • pour valoriser et compléter les savoirs de chacun, avec une université parallèle décentralisée (bauhaus 2.0) entre plusieurs lieux et évaluation karmique (cf score karmique et compagnonnage);
  • pour récupérer, recycler, valoriser, réparer, prêter des outils : via les déchetteries, ressourceries, recycleres, repaircafé, ateliers solidaires automobiles ou de vélo ;
  • pour créer, concevoir, fabriquer en éco-conception (séparer les matériaux, voir cradle to cradle) : via les fablabs
  • pour construire, se vêtir, produire de l'énergie (voir autoconstruction) ;
  • pour se nourrir et végétaliser : notion de villes radicantes, partir de l'existant, avec les habitants et les matières présentes

Problèmes :

  • avoir du temps pour récupérer/réparer/échanger > mais il faut payer le loyer !
  • souvent toute transformation de matière génère des impacts sur la santé et l'environnement. comment faire mieux que ce qui existe ? comment l'évaluer ?
  • société de producteurs, car tout le monde a une richesse à partager, un savoir faire, mais comment intégrer d'autres personnes qui ne peuvent pas contribuer dans ce cadre (autistes, personnes âgées, …)
/home/resonancg/www/wiki/data/attic/culture/societesdesateliers/accueil.1475765658.txt.gz · Dernière modification: 2016/10/06 16:54 de resonance