Charte AI

Lors de la résidence Te Ataata à l’Université d’Aukland AUT, nous avons travaille sur un texte pour une charte d’utilisation des Intelligence Artificielles Générative en école d’art :

Voici sa traduction :

Charte d’utilisation de l’intelligence artificielle générative dans une école d’art

 

L’intelligence artificielle (IA) générative représente une avancée technologique majeure dans le domaine de la création artistique. Cependant, son utilisation soulève également d’importantes questions éthiques et artistiques. Cette charte vise à établir des principes directeurs pour une utilisation responsable et éthique de l’IA générative dans le contexte des écoles d’art.

 

. Créativité et collaboration humaine

 

L’IA générative est un outil puissant qui peut stimuler la créativité. Cependant, nous croyons fermement que la créativité humaine et l’expression artistique sont des éléments essentiels de tout processus créatif. Par conséquent, nous encourageons les artistes à travailler en collaboration avec l’IA générative plutôt que de se remplacer entièrement. L’IA générative doit être considérée comme un partenaire créatif, jamais comme un substitut à l’artiste lui-même.

 

. Transparence et attribution

 

Lorsqu’on utilise l’IA générative pour créer des œuvres d’art, il est crucial de reconnaître la contribution de l’algorithme. Les étudiants et les enseignants doivent comprendre le fonctionnement des systèmes d’IA générative et leurs limites. L’utilisation de l’IA doit être transparente et tout élément généré par l’IA dans le travail des étudiants doit être clairement identifié. Les artistes doivent clairement indiquer que l’IA générative a été utilisée et préciser dans quelle mesure elle a contribué au processus créatif. La transparence contribue à préserver l’intégrité artistique et reconnaît le rôle de l’IA générative en tant qu’outil créatif.

 

. Responsabilité et éthique

 

L’utilisation de l’IA générative doit être réalisée de manière responsable et éthique. Les artistes doivent considérer les conséquences de leurs créations, notamment les questions de représentation, de biais algorithmiques et d’impact sociétal. Il est essentiel de garantir que l’utilisation de l’IA générative ne perpétue pas les inégalités ni ne porte préjudice à des groupes ou à des individus.

 

Il est important de reconnaître que les systèmes d’IA générative sont formés sur de grandes quantités de données Internet, principalement des images et du texte, qui reflètent les cultures et les points de vue de leurs créateurs et collectionneurs. Ces données ne sont pas neutres et surreprésentent souvent les perceptions et esthétiques dominantes occidentales, blanches, masculines, de la classe moyenne, handicapées, hétérosexuelles et autres. Les éléments présents dans les données de formation, comme la publicité, les livres, les films et les œuvres d’art, absorbent et propagent les préjugés culturels autour de questions telles que la race, le sexe, les capacités, l’âge et d’autres attributs. En conséquence, l’IA générative a le potentiel de reproduire, d’amplifier ou de ne pas représenter involontairement la pleine diversité de l’expérience humaine. Les étudiants et les enseignants des écoles d’art doivent être conscients que les outils génératifs présentent des angles morts et des limites inhérents en raison de leur formation sur des ensembles de données restreints. Lors de l’utilisation de l’IA générative, ses préjugés culturels doivent être compris et atténués dans la mesure du possible. Des données de formation diversifiées et inclusives, reflétant plus pleinement la richesse des expériences de vie humaine dans le monde, contribueraient à résoudre ces problèmes au fil du temps.

 

L’utilisation de l’IA générative ne doit pas porter atteinte aux droits d’auteur ou à la propriété intellectuelle d’autres artistes. Les artistes doivent garantir le respect des lois applicables et obtenir les autorisations nécessaires lorsque l’utilisation de l’IA générative implique des éléments protégés par le droit d’auteur.

En résumé :

  1. Indiquez l’utilisation de l’IA dans le processus.
  2. Prévenir les préjugés et biais et les identifier autant que possible.
  3. Expliquer le fonctionnement de ces logiciels aux personnes non expertes qui regardent ces images.
  4. Connaître les techniques qui auraient permis de réaliser cette image sans l’aide de l’IA.

Et la Version originale :

Charter for the Use of Generative Artificial Intelligence in an Art School

 

Generative artificial intelligence (AI) represents a major technological advancement in the field of artistic creation. However, its use also raises important ethical and artistic questions. This charter aims to establish guiding principles for the responsible and ethical use of generative AI within art school context.

 

. Creativity and Human Collaboration

 

Generative AI is a powerful tool that can stimulate artists’ creativity. However, we firmly believe that human creativity and artistic expression are essential elements of any creative process. Therefore, we encourage artists to work in collaboration with generative AI rather than replacing themselves entirely. Generative AI should be seen as a creative partner, never as a substitute for the artist themselves.

 

. Transparency and Attribution

 

When using generative AI to create artworks, it is crucial to acknowledge the contribution of the algorithm. Students and teachers should understand how generative AI systems work and their limitations. The use of AI should be transparent and any AI-generated elements in student work should be clearly identified. Artists must clearly indicate that generative AI was used and specify to what extent it contributed to the creative process. Transparency helps preserve artistic integrity and recognizes the role of generative AI as a creative tool.

 

. Responsibility and Ethics

 

The use of generative AI must be carried out in a responsible and ethical manner. Artists should consider the consequences of their creations, including issues of representation, algorithmic bias, and societal impact. It is essential to ensure that the use of generative AI does not perpetuate inequalities or harm groups or individuals.

 

It is important to recognize that generative AI systems are trained on vast amounts of internet data, primarily images and text, which reflect the cultures and viewpoints of their creators and collectors. This data is not neutral and often over-represents Western, white, male, middle-class, abled, heterosexual and other dominant perceptions and aesthetics. Features in the training data like advertising, books, films and art works absorb and propagate cultural biases around issues like race, gender, ability, age and other attributes. As a result, generative AI has the potential to unintentionally reproduce, amplify or fail to represent the full diversity of human experience. Art school students and teachers must be aware that generative tools have built-in blind spots and limitations due to being trained on narrow datasets. When utilizing generative AI, its cultural biases should be understood and mitigated where possible. Diverse, inclusive training data that reflects more fully the richness of human life experiences worldwide would help address these issues over time.

 

The use of generative AI must not infringe upon the copyrights or intellectual property of other artists. Artists must ensure compliance with applicable laws and obtain necessary permissions when the use of generative AI involves copyrighted elements.


MEMO 

  1. Indicate the use of AI in the process.
  2. Preventing biases, and identifying them as much as possible.
  3. Explaining how these software works to non-expert people who look at these images.
  4. Knowing the techniques that would have allowed realizing this image without the help of AI.

Cabanes du futur

Comment habiter autrement ?

En se posant cette question se pose également celle de notre mode de vie et notre empreinte sur le paysage. En effet, la question de l’habitat est étroitement liée aux problématiques sociales et environnementales actuelles.

Nous avons entamé un travail photographique autour des cabanes. La cabane est une habitation flexible, polymorphe, se jouant des règles qui régissent l’architecture. En cela, elle représente un chantier idéal, à l’échelle des enfants, pour proposer de nouveaux imaginaires et de nouvelles formes d’habitat via l’appréhension des notions d’écologie et d’autonomie, ainsi que des outils y participant (cuiseurs et chauffe eau solaires, par exemple).

Notre projet « Cabanes du futur » à été sélectionné pour participer au programme 2020/2021 « Création en cours » des Ateliers Médicis

Le but de ce programme est de partager notre recherche artistique et notre création auprès d’enfants de milieu rural. C’est donc à Briançonnet, au milieu des montagnes des Alpes maritimes (les Préalpes d’Azur plus précisément), que nous sommes en résidence une dizaine de jours par mois, afin de mettre en place des ateliers de transmission auprès des enfants de l’école primaire de ce village.

Au cours de ces ateliers donc, ces enfants sont invités à développer des formes de représentation graphiques modulaires de ces outils, et à créer des installations sculpturales autour de la cabane. Ces constructions de cabanes et de pensées seront retranscrites dans un film.

Pour suivre les actualités liées à ce projet, se diriger vers le wiki dédié.

 

Make it brut Opera

Brut Opéra

Make it Brut ?

Make it Brut est un concept de création musicale partagée autour d’une collection d’instruments adaptés, parmi lesquels la Brutbox. L’objectif est d’imaginer des formes d’expression musicale permettant la rencontre et la participation de publics déficients et musiciens professionnels dans une approche semi-improvisée. Make it brut #3 aborde la création de musiques mixtes, inspirés de cinq thèmes illustres du répertoire classique.

Une création partagée avec l’IME Vert Pré / La Fabrik et des musiciens issus de l’Orchestre Philharmonique de Marseille

Make it Brut Opéra est une création pour Brutbox et instruments d’orchestre amplifiés, avec Stéphane Coutable au basson, François Torresani au violoncelliste , Alain Bordes aux percussions et Ukulélé, Eric Dode à la programmation des brutbox. La Brutbox, pensée pour le handicap et la pratique musicale expérimentale collective, permet de manipuler les sons produits par les musiciens qui leur font face.

Âgés entre 13 et 21 ans, Hassan, Othman, Manel, Hasna, Hosna et Amélie sont sujets à des troubles autistiques et mentaux. Tous ensemble sur une scène circulaire où officient des musiciens de l’orchestre philharmonique de Marseille.

Satie, Ravel, Prokoviev et Rossini sont revisités devant le public. Les musiciens en herbe manipulent, soulignent et complètent en direct et à leur gré le jeu de François, Stéphane et Alain. Le moment est rempli de douceur, de joie et de rire.


L’album MAKE IT BRUT #3 OPERA est disponible en écoute libre sur le bandcamp Brutpop.


L’énergie collective dont a bénéficié le projet doit beaucoup à La Fabrik, lieu unique à Marseille, un espace de création dévolu à l’expression artistique des jeunes  pris en charge par l’Institut médico-éducatif Vert Pré. Merci à Ruben et la Fabrik de leur accueil deux semaines durant, transformant La Fabrik en un véritable studio d’enregistrement.



A ce sujet, entretien avec Chloé Despax dans l’émission l‘art de l’écoute de radio Grenouille :



Projet mené dans le cadre des actions culturelles de l’Opéra Municipal de Marseille – Ville de Marseille avec le soutien du Département des Bouches-du-Rhône.

Déchets portuaires

L’association Laissez Passer, installée dans l’enceinte du port autonome de Marseille, a pour objectif la valorisation des déchets portuaires recyclables par la création d’espace, de modules scénographiques et projets d’aménagement intégrant le métal, le bois, la fibre de verre, les amarres …

Obsolescence industrielle & rétro-ingénierie
En connexion avec des entreprises du port, Laissez Passer récupère les “matériaux déclassés”, à partir desquels ils produisent leur création. Mis au rebut dans le cadre de la gestion des risques industriels,  potentiellement de ressources de grande valeur inspirant de nombreux usages.
Servo-moteurs, steppers, émetteurs-récepteurs, alimentations de puissance, chassis, courroies, roulements et mécanismes robustes et de précision en tous genres et toutes dimensions… ce matériel présente à première vue beaucoup d’intérêt, mais il est difficile d’en évaluer le potentiel et la capacité à le réemployer en l’absence de documentation et/ou de référence utile, des compétences nécessaires à la lecture de ces technologies, fonctionnalités, composants multiples.

Problématique
Comment arriver a travailler ensemble, produire un cycle vertueux, associant les compétences, les personnes intéressées, l’espace, et les moyens de travailler à partir de ces matériaux.
Réemployer ces pièces ultra manufacturées rendues obsolètes dans leur environnement bien qu’en quasi parfait état.
S’inspirer de l’existant, réinventer des fonctions, des usages, tout en réduisant nos commandes de composants électroniques en puisant dans les organes de ces précieux et encombrants ovnis [objets vacants non identifiés].

Un premier atelier pourrait consister en une phase pédagogique de désassemblage, d’inventaire, réflexion sur la gestion et l’usage de ce stock dans les projets en cours et à venir.

 

Visite photographique

 

SLIC

Découvrir et expérimenter les technologies interactives par la pratique. Apprendre à utiliser différents types de capteurs (LDR, FSR, ultrasons, effet Hall, capacitifs, micros …) et d’effecteurs (moteurs, servo- moteurs, leds RGB, son et image) au sein d’un projet collaboratif.

Avec le system SLIC « SLic light interface for creators » fraichement créé par Laurent et Mathieu, qui utilise raspberry-pi, Esp8266, protocole Osc, et une interface web userfriendly pour connecter tous les modules et interactions ensemble !

Public concerné : Cet atelier est ouvert à toute personne intéressée par l’interactivité physique au service des créations, performances et bricolages en tout genre. Aucune connaissance préalable en électronique ou informatique n’est nécessaire, seule l’envie de créer quelque chose avec ses dix doigts.

Page ressource : https://reso-nance.org/wiki/ateliers/design-objets-interactif/accueil

Date : 26/27 janvier 2019 dans le cadre de la Société des ateliers avec le soutien de la Fondation de France et Sudlab.

 

workshop POLARE

Workshop POLARE

du 18 au 23 juin 2018 – Ouverture au public le samedi 23 juin de 14h à 21h

Le workshop Polare est un moment de partage et d’expérimentations autour de thématiques au croisement entre musique, arts visuels et hacking autour des thèmes suivants :

  • Spatialisation sonore
  • Lutherie électronique
  • Musique algorithmique
  • Expérimentations audio/vidéo

L’occasion pour reso-nance de présenter deux nouveaux prototypes de synthétiseur, FIATLUX et 6SYNTH, conçus au LFO, basés sur l’usage de la lumière :

FIAT LUX

Arduino, panneau solaire, leds, photoresistances, synthese FM
détails techniques


6SYNTH

STM32, Arduino, capteur de scanner à plat (Contact Image Sensor), synthese FM et sortie vidéo.
détails techniques 


Plus d’info sur Mix ‘Art Myrys ici.

 

 

Des photos de la residence /workshop et un peu de nature après notre passage visiter nos potes d’Armoire Normande qui étéit non loin de la  :

Société des Ateliers

Reso-nance Numérique s’implique avec d’autres partenaires, des associations, des couveuses, des ateliers et des artisans pour proposer des parcours de formations open source autour des savoir-faire manuels et numériques.

Voir le site Web : SOCIETEDESATELIERS.ORG

Apprendre en produisant des biens communs

La Société des Ateliers est le fruit d’une réflexion collective sur la place des ateliers en ville, inspirée par les mouvements des logiciels libres et des Fab cities. Les ateliers organisés en réseau bâtissent de nouvelles formes de production et d’apprentissage, associant le travail de la matière aux techniques numériques, des solutions locales en matière d’environnement, de productions, d’emplois et de formations.

Des parcours de formations, de nouvelles compétences

Nos parcours de formations reposent sur une pédagogie pluridisciplinaire et orientée projet. Ils sont composés de modules autonomes d’une à trois journées, à l’issue desquelles un passeport valorise les compétences acquises et en devenir.

Futur divercities : BCN

Reso-nance numérique était invité pour participer au projet Futur Divercities au Citilab de Barcelone.

Ce fut l’occasion d’échanger avec l’équipe Edutec qui travaille comme reso-nance sur des outils pédagogiques libres pour créer des dispositifs interactifs, notamment via le logiciel snap4arduino et leur kit dédié.
Cet outil et la malinette étant compatibles, il est ainsi possible de pouvoir proposer deux approches en programmation graphique (l’une via Scratch, l’autre via Puredata).

Fenshu et d’autres artistes européens invités (Eva Pfitzenmaier (Bergen) , Iva Curic (Zagreb), Mickael Mang (Berlin), Alfonso Prada (Barcelona)) ont aussi travailler ensemble et pu expérimenter ces créations lors des 10 ans du Citilab. Une occasion pour tester les synthés lumineux en cours de création pour le projet de concert participatif et lumineux « Minusculux ». Ces synthés diffusent leur sons par la lumière via une led, cette lumière étant ensuite retransmise en son via des panneaux solaires et table de mixage (ce qui peut rappeler le système de communication Li-Fi) et permet surtout un jeu visuel et sonore.

D’autres expérimentations ont vu le jour, poster audio interactif avec encre conductrice, construction de micro-piezo aimanté…

Open Light Orchestra

Nous étions invités à IMAL  à Bruxelles en compagnie d’Antoine Schmitt et Damien Gernay à continuer le projet Open Light Orchestra.

Cette résidence nous a permis d’avancer sur le prototypage de lampes connectées open source ainsi que la possibilité de créer des ateliers participatifs de construction autour de cet objet et des thèmes qui l’entourent (réseau, programmation, fabrication numérique, design…).

Les recherches ont porté sur les thèmes suivants :

  • Optimisation d’une carte Electronique « shield » de la wemos D1 permettant l’alimentation et recharge via le port usb de la wemos et un assemblage facile.
  • Design d’abat jour généré par le générateur de support de CURA
  • Optimisation du code et simplification
  • Préparation pour la confection d’un Kit et d’ateliers pédagogiques
  • Réalisation de deux prototypes

Page wiki dédiée : https://reso-nance.org/wiki/projets/lights_orchestra_device_lod